Les « chaussures Pogacar » dont tout le monde parle sont, dans les faits, les DMT POGI’S, une déclinaison haut de gamme pensée pour la route, avec une tige type knit (tricot technique) et une semelle carbone pour un transfert d’énergie très direct. Ce choix colle au profil de Tadej Pogačar, capable d’envoyer fort en montée comme en contre-la-montre, sans accepter le moindre flottement au pied quand la fatigue s’installe.
Ce qui intéresse vraiment un cycliste motivé, ce n’est pas le storytelling, c’est la question simple : « Est-ce que ce modèle peut améliorer le confort, le maintien et la régularité des appuis sur 2 h comme sur 6 h ? » Entre ajustement BOA, respirabilité façon “chaussure-chaussette”, et détails concrets comme une fenêtre de réglage des cales annoncée à 8 mm sur certaines éditions, il y a de quoi comprendre pourquoi ces DMT reviennent souvent dans les discussions de matériel route.
Pas le temps de tout lire ? Voici un résumé
Les DMT POGI’S (et versions KR SL Pogi’s) misent sur légèreté, maintien précis et semelle carbone pour rouler fort sans points chauds.
- Vérifier l’ajustement : BOA + forme proche du pied, mais le bon choix dépend surtout du volume (cou-de-pied, avant-pied)
- Chercher la rigidité utile : semelle carbone = transfert de puissance, à équilibrer avec confort si sorties longues
- Exploiter le réglage cales : certaines versions annoncent 8 mm, pratique pour affiner la position sans bricoler
- Ventilation : tige knit + semelle aérée, intéressant si pieds chauds ou usage estival soutenu
Chaussures Pogacar : quel modèle exact porte Tadej Pogačar ?
Le modèle associé à Pogačar chez DMT est la famille POGI’S, avec selon les saisons des éditions et des graphismes dédiés. On retrouve aussi des mentions récurrentes des KR SL Pogi’s, une variante orientée poids, ventilation et rendement, souvent citée avec une semelle très découpée pour laisser entrer l’air tout en gardant de la rigidité.
Point important pour l’achat : selon les années, il existe des séries limitées (numérotées) et des versions plus “standard”. Même base d’intention, mais finitions, coloris et parfois détails (ex. semelle peinte, puce NFC sur certaines éditions) peuvent changer. L’idée reste la même, un fit près du pied et une plateforme rigide pour pousser proprement.

DMT POGI’S vs KR SL Pogi’s : ce qui change pour un cycliste amateur
Sur le terrain, la différence ne se joue pas sur « est-ce que ça roule », mais sur la sensation d’appui et la gestion de la chaleur. Une KR SL typée “aérée” va souvent plaire aux cyclistes qui surchauffent des pieds dès que la montée s’éternise.
Question simple à se poser avant de craquer : un pied bien tenu et ventilé, c’est bien, mais est-ce que la forme colle à l’anatomie ? Combien de sorties ont été gâchées par un petit frottement qui devient énorme après 3 heures ? Le modèle doit d’abord “disparaître” au pédalage.
Ce que les DMT POGI’S changent vraiment à l’entraînement
Une chaussure route performante, ça se juge à trois moments : au départ (sensation), après 1 h (stabilité), et quand l’intensité monte (pied qui ne bouge pas). Les POGI’S se positionnent clairement sur un usage où le maintien et le transfert de puissance priment, avec une tige knit annoncée comme très adaptable et une semelle carbone.
Concrètement, sur une séance de fractionné type 2 x 20 min au seuil, un bon maintien limite les micro-ajustements parasites. Moins de “recalage” du pied, plus de concentration sur la cadence et la respiration. C’est souvent là que la différence se fait, pas sur une ligne de spec.
Rigidité carbone : rendement oui, mais pas au prix du confort
La semelle carbone est recherchée pour son côté “plateforme”. Le pied s’écrase moins, l’appui est net, et l’énergie part plus directement dans la pédale. Sur une sortie vallonnée, ça se sent surtout quand il faut relancer souvent.
Le revers existe : si la pointure ou la largeur ne sont pas bonnes, une semelle rigide ne pardonne rien. Un bon test est simple : serrage normal, 10 minutes à basse intensité, puis 5 minutes en danseuse. Si l’avant-pied chauffe déjà , il faut revoir la taille ou la forme. Le rendement commence par l’absence de douleur.
Ventilation et tige knit : utile quand les séances s’allongent
Les tiges “knit” (tricot technique) sont souvent appréciées pour leur sensation enveloppante et leur respirabilité. Sur les DMT associées à Pogačar, cet aspect est régulièrement mis en avant, avec parfois une semelle elle-même très ajourée pour faire circuler l’air.
Exemple concret : sur une cyclosportive estivale, le pied gonfle un peu. Une tige trop rigide peut devenir une prison. Une tige plus flexible, si elle est bien structurée, peut rester confortable sans perdre le maintien. La nuance est là : souple ne veut pas dire flou.
Fiche pratique : points à vérifier avant d’acheter des chaussures “type Pogacar”
Le meilleur achat n’est pas celui qui fait rêver, c’est celui qui colle au pied et au pédalage. Avant de regarder le design “édition”, il vaut mieux passer une check-list simple.
- Volume de pied : avant-pied large ou cou-de-pied haut, mieux vaut vérifier la forme et les retours sur la largeur.
- Serrage : un double BOA aide à répartir la pression, mais il faut tester l’absence de point dur sur le dessus du pied.
- Position des cales : chercher une plage de réglage qui permet d’affiner l’axe et le recul, certaines éditions annoncent 8 mm de marge.
- Semelle : rigidité adaptée à l’usage, très rigide pour perf, un peu plus tolérante si longues distances fréquentes.
- Chaussettes : une chaussure knit réagit beaucoup à l’épaisseur, tester avec la paire utilisée en sortie longue.
Un détail qui évite des semaines de gêne : marquer la position actuelle des cales, puis ne changer qu’un paramètre à la fois (recul ou rotation). Le corps aime la progressivité, même en bike-fitting.
Tableau : DMT POGI’S et éditions Pogi’s, repères concrets pour choisir
Les appellations évoluent selon les saisons. Le tableau ci-dessous donne des repères simples, à recouper avec la fiche produit exacte du millésime visé (POGI’S, KR SL Pogi’s, éditions limitées).
| Point à comparer | Ce qu’on retrouve souvent sur POGI’S / Pogi’s | Ce que ça implique sur la route |
|---|---|---|
| Tige | Knit / 3D Knit selon éditions | Sensation enveloppante, respirabilité, attention à la taille si pied volumineux |
| Semelle | Carbone, parfois très ajourée | Transfert de puissance direct, ventilation, moins tolérant si pointure approximative |
| Fermeture | Serrage type BOA sur les versions citées | Ajustement fin en roulant, utile quand le pied gonfle sur longues sorties |
| Réglage des cales | Plage annoncée à 8 mm sur certaines versions mentionnées | Permet d’optimiser la position sans forcer une posture qui fatigue genou/Achille |
| Éditions spéciales | Séries limitées, graphismes Pogi’s, parfois puce NFC santé au talon (vu sur une édition) | Intérêt surtout “collection/identification”, le choix doit rester guidé par le fit |
| Prix public observé | Édition KR SL Pogi’s 2024 annoncée à 399 € (communication produit) | Segment premium : mieux vaut sécuriser pointure/retours plutôt que “tenter” au hasard |
Le repère le plus fiable reste l’essai : une chaussure peut être “parfaite” sur le papier et mauvaise au pied. Le corps tranche vite.
Réglage des cales et confort : la méthode simple pour éviter les douleurs
Une chaussure rigide amplifie tout : le bon comme le mauvais. Avant d’accuser la chaussure, le premier suspect est souvent le montage des cales, trop avancées, trop tournées, ou pas centrées.
Une méthode claire, utilisée en encadrement, aide à éviter les dérives :
- Relever la position actuelle (photos + repères au feutre fin).
- Vérifier l’alignement genou-pied sur home trainer, sans forcer la pointe vers l’intérieur.
- Tester une seule modification à la fois (2 mm de recul, ou légère rotation), puis rouler 2 sorties avant de re-bouger.
- Sur douleur persistante, arrĂŞter de bricoler et faire contrĂ´ler la position globale (selle, recul, cales).
Un cycliste qui gagne 10 watts mais perd son tendon d’Achille n’a rien gagné. La performance tient dans la répétition des bonnes séances.
Envie de voir comment les pros parlent de ces modèles et de leur logique matériel ? Ces recherches vidéo donnent vite un panorama utile.
Et pour comparer avec les éditions KR SL Pogi’s et les notions de semelle ventilée, ce second angle complète bien.
Ressources externes utiles pour choisir et régler des chaussures route comme celles de Pogacar
Quand le niveau monte, l’équipement devient une variable parmi d’autres, au même titre que la charge d’entraînement, le sommeil et le ravitaillement. Pour une chaussure haut de gamme, l’aide la plus rentable est souvent le réglage, pas l’achat en lui-même.
Options courantes, Ă utiliser selon le besoin :
- Un bike-fit avec un spécialiste, surtout si douleur genou/voûte plantaire/Achille ou asymétrie marquée.
- Un coach ou préparateur pour structurer la progressivité (volume, intensité), car une chaussure rigide ne compense pas une charge mal gérée.
- Une application de suivi (entraînement, douleur, fatigue) pour repérer le lien entre serrage, durée et apparition des points chauds.
- Un revendeur spécialisé capable de faire essayer plusieurs largeurs/tailles, et d’orienter vers semelles internes adaptées si besoin.
Le bon scénario, c’est simple : une chaussure bien choisie, bien réglée, puis des semaines d’entraînement sans y penser. Si elle se fait oublier, c’est gagné.
Les chaussures de Pogacar sont-elles les DMT POGI’S ou les KR SL Pogi’s ?
Les deux appellations reviennent selon les saisons et les éditions. La famille la plus citée est DMT POGI’S, avec des variantes KR SL Pogi’s (souvent associées à légèreté et ventilation). Le bon réflexe est de vérifier le millésime exact sur la fiche produit.
Une semelle carbone très rigide est-elle adaptée à un cycliste non spécialiste ?
Oui, si la pointure, la largeur et le réglage des cales sont propres. Sinon, la rigidité amplifie les points de pression. Pour des sorties longues fréquentes, le confort (forme, semelle interne, serrage) compte autant que le rendement.
À quoi sert la plage de réglage des cales annoncée à 8 mm sur certaines éditions ?
Elle donne plus de marge pour ajuster la position (recul, centrage) sans se retrouver coincé. C’est utile pour affiner l’alignement et limiter les douleurs, surtout si la morphologie impose un réglage particulier.
Le knit (3D Knit) change quoi par rapport Ă une tige classique ?
Le knit apporte souvent plus de respirabilité et une sensation plus enveloppante, ce qui peut aider quand le pied gonfle sur la durée. Il faut surtout vérifier que le maintien reste stable à haute intensité, sans point dur sur le cou-de-pied.
La puce NFC santé sur certaines KR SL Pogi’s, c’est vraiment utile ?
Sur une édition mentionnée, une puce NFC au talon permet d’accéder rapidement à des infos de santé en cas d’accident, si elles ont été enregistrées. C’est un plus “sécurité”, mais le choix doit rester guidé par l’ajustement, la stabilité et le confort.