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Bien faire les relevés de jambes pour cibler les abdos sans tirer sur le dos

Julien
02 juillet, 2026
apprenez à réaliser correctement les relevés de jambes pour cibler efficacement vos abdominaux tout en protégeant votre dos des tensions inutiles.

Bien faire les relevés de jambes, c’est d’abord garder le bas du dos plaqué et faire monter les jambes avec les abdos, pas avec l’élan ni avec les hanches. Si une tension arrive dans les lombaires, le problème vient presque toujours d’une amplitude trop grande, d’un bassin mal placé ou d’une version trop difficile pour le niveau du moment.

Au sol, cet exercice reste l’une des meilleures bases pour construire un tronc solide sans matériel. Bien exécuté, il renforce le grand droit de l’abdomen, le transverse et la stabilité lombo-pelvienne, ce qui change autant la qualité d’un gainage que celle d’une foulée en course, d’un pédalage ou d’une série de tractions.

Pas le temps de tout lire ? Voici un résumé

  • Plaquer les lombaires au sol avant la première rĂ©pĂ©tition rĂ©duit nettement la traction dans le bas du dos.
  • Commencer genoux flĂ©chis permet de garder le contrĂ´le du bassin et de faire travailler les abdos avant les flĂ©chisseurs de hanche.
  • Un tempo lent, 2 secondes en montĂ©e et 3 en descente, amĂ©liore le recrutement du tronc sans ajouter de matĂ©riel.
  • Si les hanches brĂ»lent plus que les abdos, il faut rĂ©duire l’amplitude et accentuer la rĂ©troversion du bassin.

Relevé de jambes au sol, la technique propre qui protège le dos

Le relevé de jambes paraît simple. En pratique, il demande une vraie maîtrise du bassin. C’est là que tout se joue. Beaucoup lèvent haut, vite, et pensent bien faire. Mais si les lombaires se décollent, le tronc perd la main.

Le bon point de départ est net. Allongé sur le dos, jambes tendues ou légèrement fléchies, bras le long du corps. Les mains peuvent passer sous les fessiers au début si la stabilité manque. Le repère utile reste le même, écraser doucement le bas du dos contre le sol.

Ce placement correspond à une légère rétroversion du bassin. En clair, le pubis se rapproche un peu des côtes. Ce n’est pas spectaculaire, mais ce détail transforme l’exercice. Combien de fois voit-on des sportifs faire vingt répétitions alors que les abdos décrochent dès la troisième ?

Les étapes d’exécution à suivre sans tricher

La montée se fait en contrôle, jusqu’à environ 90 degrés entre les jambes et le buste. Pas besoin de chercher plus haut si cela fait perdre l’alignement. Le but n’est pas d’envoyer les pieds au plafond. Le but est de garder la tension là où elle doit rester.

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La respiration aide beaucoup. Expirer pendant la montée favorise l’engagement du transverse. Inspirer à la descente aide à garder du rythme sans se crisper. Le retour doit être lent, car la phase excentrique est souvent celle qui révèle les failles techniques.

  • Allonger la nuque et garder la tĂŞte relâchĂ©e
  • Contracter les abdos avant de dĂ©coller les jambes
  • Monter sans Ă -coup jusqu’à l’angle contrĂ´lable
  • Redescendre lentement sans laisser les talons tomber
  • ArrĂŞter la descente juste avant que les lombaires ne se creusent

Un tempo simple fonctionne très bien, 2 secondes pour monter, 3 pour redescendre. Lent, oui. Efficace aussi. C’est souvent à cette vitesse que l’on découvre si l’on maîtrise vraiment le mouvement.

Pour ceux qui construisent aussi leur base générale à la maison, un travail complémentaire comme la musculation débutant maison aide à renforcer le tronc sans multiplier les contraintes sur le dos.

Quels muscles travaillent vraiment pendant les relevés de jambes

Le muscle le plus visible dans cet exercice est le grand droit de l’abdomen. C’est lui qui participe au rapprochement entre le bassin et la cage thoracique. Pourtant, il n’agit pas seul. Le transverse et les obliques stabilisent, pendant que les fléchisseurs de hanche lancent une partie du mouvement.

Le piège classique vient de là. Si le bassin ne reste pas sous contrôle, le psoas-iliaque et le droit fémoral prennent trop de place. Résultat, les cuisses et les hanches dominent, les lombaires tirent, et l’effet recherché s’éloigne.

Il faut aussi tordre le cou à une idée tenace. Les « abdos du bas » ne sont pas un muscle séparé. Le grand droit est un ensemble. En revanche, un mouvement où les jambes montent depuis le sol peut créer une sensation plus marquée dans la zone inférieure. La sensation existe, mais l’anatomie reste la même.

Pourquoi les hanches prennent parfois le dessus

Quand la mobilité de hanche est limitée, quand le gainage profond manque, ou quand on descend trop bas, les fléchisseurs compensent. Le corps cherche une solution. Il trouve la plus disponible. C’est logique, mais pas idéal pour l’objectif abdominal.

Un bon test terrain suffit souvent. Si la brûlure arrive d’abord à l’avant des hanches, il faut simplifier. Genoux fléchis, amplitude plus courte, expiration plus franche. Ces trois réglages changent vite le ressenti.

Cette logique se retrouve dans d’autres exercices de bas du corps. Mieux recruter, ce n’est pas toujours charger plus. Le même principe vaut quand on cherche à renforcer les muscles des jambes sans laisser les compensations prendre toute la place.

Les erreurs fréquentes qui font tirer sur le dos

La première erreur reste la plus connue, laisser le dos se cambrer pendant la descente. C’est le signal d’alerte numéro un. À ce moment-là, il faut arrêter plus haut. Descendre plus bas ne prouve rien. Cela déplace juste la contrainte.

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La deuxième erreur, c’est l’élan. Monter vite pour enchaîner davantage de répétitions donne une impression de travail, pas toujours un vrai travail. Les abdos aiment le contrôle. L’élan, lui, distribue la charge ailleurs.

Une autre faute fréquente passe plus inaperçue. Les jambes montent, mais le bassin ne participe jamais. Le mouvement devient alors une simple flexion de hanche. Les pieds montent, les abdos regardent faire.

Erreur Ce que l’on ressent Correction simple
Dos qui se creuse Tension lombaire à la descente Réduire l’amplitude et fléchir les genoux
Élan excessif Peu de ressenti abdominal Ralentir avec un tempo 2-0-3
Bassin figé Hanches qui dominent Chercher une légère rétroversion à la montée
Respiration bloquée Crispation, fatigue rapide Expirer en montant, inspirer en redescendant

Le cou peut aussi se tendre inutilement. La tête reste neutre, sans tirer la nuque vers l’avant. Ce détail compte surtout quand la fatigue monte. Le corps essaie toujours de trouver une porte de sortie.

Progressions et variantes pour cibler les abdos selon le niveau

La meilleure progression commence par la version la plus propre, pas par la plus impressionnante. Au sol, les genoux fléchis réduisent le levier. C’est souvent la porte d’entrée idéale. Ensuite seulement viennent les jambes tendues, les pauses isométriques et les descentes lentes.

Pour un sportif motivé mais non spécialiste, la règle peut rester simple, 3 séries de 10 propres avant de compliquer. Pas besoin d’aller plus loin tant que le contrôle du bassin n’est pas net.

La progression logique du sol vers la barre

Au sol, plusieurs variantes permettent déjà un gros travail. Les relevés alternés développent la stabilité. Les excentriques lentes renforcent le contrôle. Les pauses en bas apprennent à résister au moment où le dos voudrait se creuser.

La version suspendue ajoute une autre dimension, préhension, gainage global, stabilité des épaules. Elle devient pertinente quand la version au sol est solide. Aller trop tôt à la barre produit souvent plus de balancement que de tension utile.

  • DĂ©butant : relevĂ©s genoux flĂ©chis, 3 Ă  4 sĂ©ries de 8 Ă  12 rĂ©pĂ©titions
  • IntermĂ©diaire : relevĂ©s jambes tendues, 3 Ă  4 sĂ©ries de 10 Ă  15 rĂ©pĂ©titions
  • IntermĂ©diaire confirmĂ© : excentriques de 5 secondes ou pauses de 2 secondes en bas
  • AvancĂ© : knee raises suspendus, puis leg raises suspendus, puis toes-to-bar sans Ă©lan

Une variante sur banc incliné peut aussi augmenter la difficulté, mais le principe reste identique. Si le bassin n’est plus maîtrisé, la progression n’en est pas une.

Comment intégrer les relevés de jambes dans une routine abdos utile

Deux à trois séances par semaine suffisent largement. Les abdos récupèrent vite, mais ils ne gagnent rien à être malmenés tous les jours. La qualité des répétitions compte plus que le volume brut.

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Dans une séance complète, cet exercice peut arriver après l’échauffement pour activer le tronc, ou en fin de bloc musculation pour finir proprement. Il marche bien avec le hollow hold, le dead bug, la planche et le bird-dog. Ce mélange crée un tronc plus complet qu’une série infinie de crunchs.

Un exemple simple sur quatre semaines tient très bien la route.

Période Exercice Format Objectif
Semaines 1 et 2 Relevés genoux fléchis 3 x 12 Apprendre à garder les lombaires plaquées
Semaines 1 et 2 Hollow hold 3 x 20 secondes Renforcer le gainage profond
Semaines 3 et 4 Relevés jambes tendues 4 x 10 Augmenter le levier sans perdre le contrôle
Semaines 3 et 4 Descente lente 3 x 6 avec 5 secondes de retour Améliorer la maîtrise excentrique

Le repos peut aller de 45 à 90 secondes selon l’intensité. Si la séance inclut déjà beaucoup de gainage, mieux vaut réduire un peu le volume ici. Le tronc aime la progressivité, pas l’empilement.

Quand adapter l’exercice, et vers quelles aides se tourner

Le relevé de jambes n’est pas systématique. En cas de douleur lombaire régulière, d’antécédent discal, d’hyperlordose marquée ou de difficulté à contrôler le bassin dès les premières répétitions, une adaptation est plus intelligente qu’un passage en force.

Le dead bug, le hollow hold ou les relevés partiels avec expiration forte restent d’excellentes alternatives. Elles développent le contrôle lombo-pelvien avec moins de levier. Pour beaucoup, c’est le bon détour avant de revenir au relevé complet.

Quand le doute persiste, un regard extérieur aide vraiment. Un coach diplômé, un préparateur physique ou un kinésithérapeute du sport peut corriger un détail de posture en quelques minutes. Une application de suivi d’entraînement peut aussi servir à gérer le volume, filmer les séries et comparer la qualité d’exécution d’une semaine à l’autre. Pas besoin d’outils compliqués, il faut surtout un retour clair.

Les signes qui disent de revenir Ă  une version plus simple

Quelques signaux ne trompent pas. Douleur lombaire nette, impossibilité de garder le bas du dos au sol, crampes répétées dans les hanches, respiration bloquée dès les premières répétitions. Dans ces cas-là, il faut régresser un cran. C’est du bon sens d’entraînement.

Le plus malin reste souvent de filmer une série de profil. Le verdict arrive vite. Soit le bassin reste en contrôle, soit les lombaires s’échappent. Le corps ne ment pas, surtout au ralenti.

Le relevé de jambes au sol est-il plus sûr que la version suspendue ?

Oui pour la plupart des débutants, car le sol aide à sentir la position du bassin et limite les compensations. La version suspendue demande plus de gainage global, de force de prise et de contrôle sans élan.

Pourquoi les relevés de jambes tirent-ils sur le bas du dos ?

Cela arrive surtout quand les lombaires se décollent du sol, quand l’amplitude est trop grande ou quand les fléchisseurs de hanche dominent. Réduire la descente et fléchir les genoux règle souvent le problème.

Est-ce que cet exercice fait perdre le ventre ?

Non, il renforce les abdos mais ne fait pas fondre la graisse localement. La diminution du tour de taille dépend surtout de l’équilibre énergétique global, de l’activité physique et de la régularité.

Combien de répétitions faut-il faire pour progresser ?

Pour la majorité des pratiquants, 3 à 4 séries de 8 à 15 répétitions propres suffisent. Si la technique se dégrade avant, il vaut mieux arrêter plus tôt et garder un mouvement propre.

Que faire si les hanches travaillent plus que les abdos ?

Passer à une version genoux fléchis, limiter l’amplitude, expirer fort à la montée et chercher une légère rétroversion du bassin. Ce sont les réglages les plus efficaces pour retrouver le travail abdominal.

ecrit par

Julien

Julien, 38 ans, est éducateur sportif et passionné de sport sous toutes ses formes. Cycliste assidu, il a également tâté du trail, de la natation et de la salle de musculation au fil des années. C'est cette polyvalence qui nourrit son approche : il écrit sur le sport avec le regard d'un praticien curieux, toujours en quête de nouveaux défis physiques. Entre deux sorties vélo et ses lectures sur la nutrition sportive et la récupération, Julien partage ce qui fonctionne vraiment pour progresser, éviter les blessures et prendre soin de son corps sur le long terme.

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